Pamphlet F. Hollande

 

Panégyrique de François Hollande ; Il faut en finir avec lui !

 

 

 

Il fallait aller jusque là, jusqu’au crime de lèse majesté: le coucher dans son cercueil avec un sourire de deuil pour signifier l’insignifiance. On ne voyait que sa tonsure qui lui servit de couronne, ses yeux de myope enfin fermés qui lui servirent de miroir, la bonhomie de ses bajoues qui lui firent la tête d’une poire, enfin la rondeur de son ventre et le rebond des fesses qui le faisaient s’asseoir.

S’asseoir à la table des Grands comme un nain qu’on n’attendait pas.

 

Me pencher sur le vide en évoquant sa vie, quel vertige me prend au bord de son cercueil !

 

Le petit François

 

Sa famille et sa formation « une bonne expérience», mais il se définit lui-même comme « non croyant », n'ayant « aucune pratique religieuse » et ayant sa « propre philosophie de la vie » (Hollande)

 

Priez pour lui, Frères des Ecoles chrétiennes qui le forniquèrent de si longes années à Jean-baptiste de la Salle pour lui in-cul-quer la caresse des compromis.

-«  Qui dira que je ne connais pas l’extrême droite ? je la rejette bien sûr depuis mon enfance. pour l’avoir bien connue : mon père, médecin, qui possédait une clinique et des propriétés a été banni de notre ville de Rouen et a tout liquidé pour avoir suivi Tixier-Vignancourt, soutenu l’O.A.S. et milité pour l’Algérie française

- Quant à ma mère, catholique fervente et assistante sociale, je lui dois sans doute une culture chrétienne et ma fibre sociale.

 

Au Bourget il le confesse et s’en enorgueillit

La gauche je ne l’ai pas reçue en héritage

Entre un père facho et une mère catholique, c’est le moins qu’on puisse dire ! Et c’est dire que tout le mérite lui revient !

 

Ma philosophie de la vie qu’est-ce donc sinon le fruit d’un compromis impossible ? Je me méfiais pour toujours de l’idéologie

Notre déménagement fut une chance, qui me permit de suivre mes études à Paris.

J’ai appris que le hasard fait bien les choses et qu’en toute chose, il faut faire confiance aux circonstances !

 

 

 

La chance imprévue de la faillite du père, qui l’a conduit à Paris, lui ouvre les portes de l’ENA.

Ironie du Sort, il sort –notre fils de famille réactionnaire et catholique- dans la promotion Voltaire, sans renier ses origines, mais seulement les idées !

Quand on n’a pas de religion mais seulement une philosophie, quand on est décoré de l’élite ENA, comment ne pas aller où le vent nous porte ?

Vingt six ans. 1980

Le vent souffle fort à gauche ; et quand on s’appelle François, il faut choisir de se laisser porter par le vent.

 

 

Le choix de Ségolène

 

Dans la photo de classe des élus de Voltaire le minou de Guigou aurait du le séduire (c’est plus tard qu’il lui rendra justice).

Il préféra se laisser choisir par la fille du colonel. Il soupçonnait en elle sous son autorité une sensualité refoulée qui pouvait lui venir en aide. Et, celle-ci ne fut pas frigide en se frottant à lui.

François choisit l’union libre parce qu’il connaissait ses classiques du socialisme à la française: Il était bien le seul à avoir lu « L’échelle humaine» de Léon Blum !

Acceptant l’union libre elle lui fit quatre preuves de son éjaculation précoce.

 

Ni oui ni non : l’employé de la synthèse

 

François Mitterrand à l’Elysée, voici le petit françois, qualifié de compétence économique, casé comme conseiller auprès des portes paroles du Monarque.

Ambitieux de pouvoir (de pouvoir un jour !), la Corrèze lui échoit, où il échoue, avant qu’il n’en fît, trente ans plus tard, l e fief de sa célébrité, où il prononça les vœux de sa candidature à la Présidence !

Il faut lire Wilkipedia pour le suivre dans le galimatias d’une carrière où il se glisse dans toutes les coulisses, cherchant en vain, dans ce théâtre, son emploi.

Fallait-il qu’il fût mal ou trop bien connu pour que le bon vouloir du Monarque ne l’appelât jamais parmi les ministres de la génération Mitterrand.

Il fallut attendre en 1997 que Jospin, qui le connaissait si bien, lui offrit enfin sa chance : d’exercer ses compétences de compromissionnaire du Parti de la conspiration des Ego !

 

En préparant les congrès, n le vit,

d’un groupe à l’autre, , entre les factions se frottant

et mettant sa rondeur à profit,

la blague à la bouche, comme d’autres le cigare

se mettre d’accord avec tous en confiant à chacun le contraire !

 

Il exerça pendant onze ans ce ministère sans gloire

 

De crainte que mon panégyrique un jour ne crevât l’œil de François, je passerais par pertes et profits l’épisode le plus douloureux de sa carrière: Ces élections de 2007 où il pensait à la présidence, quand Ségolène, qu’il avait trahie, l’obligeant à ravaler son ambition et sa trahison, en fit le cocu de son espérance...

Honni soit qui mal pense

Que François fût réjoui de l’échec de Ségolène !

 

Monsieur « oui et non », petit employé du compromis, méprisé des siens, qui d’autre que lui eut pu penser qu’il avait encore un avenir ?

1Après trente ans de tribulations sans issue, il y croyait encore parce qu’il croyait en lui.

Pendant qu’il révisait laborieusement le programme du parti, en bon élève qui prépare l’oral avant de connaître les résultats de l’écrit, loin devant lui triomphait dans les sondages Celui dont on ne connaissait alors que la surfaite image : le triste Sire du Sexe !

L’explosion en vol de Dominique Strauss khan, qui entre nous ne l’avait pas volé, lui rouvrit la carrière.

Celui qui ne croit pas au rôle du hasard dans l’histoire, n’est-il pas convaincu par le destin de ce petit cocu ?

 

Entrons avec lui en campagne.

 

Le pingouin en scène

 

J’étais à la grand-messe du Bourget.

 

A peine est-il apparu que l’image s’est imposée : C’est un pingouin !!

La veste noire qui s’ouvre sur un ventre blanc rebondi crée l’élégance maladroite du pingouin, assis sur ses pieds, dont on attend qu’à petits pas il chaloupe en marchant.

Et nous voici, attendris par la maladresse, tentés de caresser le ventre blanc…

Il n’a pas encore fait preuve de la parole ; La foule applaudit ; Comme envers un animal, c’est une sympathie instinctive.

Le sourire n’est pas seulement béat. C’est la face tout entière qui s’enfle jusqu’au cou qui roucoule de la satisfaction de soi.

Il tourne la tête de droite et de gauche (tout un symbole pour le futur). C’est une découverte : le nez saillant et courbé comme un bec lui fait la tête d’un corbeau déplumé jouant l’oiseau de proie.

Il parle.

Et, quelle surprise ! A chaque entame de phrase les bras se soulèvent d’un même mouvement, comme des ailerons. Point d’autres gestes que cette mécanique des avant-bras comme s’il voulait soulever quelque chose. – l’enthousiasme de la foule ? Et comme s’il n’y pouvait parvenir, la mécanique des bras reprend de plus belle. ! Les mains ; mimant l’oraison, ne soupèsent que le vide – le vide de ses paroles !

Les bras de notre pingouin restent articulés au corps.

Nous y sommes : ce n’est pas un pingouin maladroit, c’est un manchot impuissant !

 

Le manchot qui parle(où la forme et le fond ne font qu’un)

 

 

Il n'a pas de nom, pas de visage, pas de parti, il ne présentera jamais sa candidature, il ne sera donc pas élu et pourtant il gouverne: cet adversaire, c'est le monde de la finance", a proclamé le candidat socialiste dans l'arène du Bourget (Seine-Saint-Denis). 

Pingouin, tu voudrais nous refaire le coup de François Mitterand ; Barre à gauche toute contre le capitalisme et l’exploitation ! Mais, tu dénonces toi-même le fossé qui te sépare du Grand Maître en mensonges : Le capitalisme a été dépassé ! Il s’est dissous dans le Monde de la Finance. Et, braves gens, peuple de gauche, je vous le dis : mon engagement n’engage à rien. Nous ne risquons pas de retomber dans la vieille lune marxiste de la lutte des classes ! Car, l’adversaire est sans visage : Y- a-t-il encore un patronat ? L’adversaire n’a pas non plus de parti : Y a-t-il encore une politique de droite ?

Sous ma présidence, il n’y aura plus de lutte sociale. Il n’y aura plus de combat politique. Moi président, je vous promets le changement ; et mon gouvernement fera le reste !

A cet instant, ta suffisance et ton incompétence sont telles qu’on peut se demander si tu mesures l’inanité de tes propos. . Tu ne sais pas, comme le grand Maître, mentir effrontément en clignant des yeux

Tes yeux de sont grands ouverts et tu ne vois même pas ta bêtise. Tu n’es que François le petit, François le petit-gros !

 

Il parle encore.

 

En 1081 l’Autre avait mis le paquet pour nous faire rêver deux ans au moins.
Celui-ci, pour ressusciter le rêve français, nous offre une petite boite de friandises sociétales.

Le chômage ? La première des priorités ! (On peut s’autoriser le pléonasme tellement il y en a des priorités !)

La solution, c’est l’invention, estampillée Hollande, du contrat de génération : Un cadeau aux patrons s’ils embauchent un jeune non qualifié en contrat indéterminé pour servir à vie la machine à café, à condition qu’ils conservent pépé dans un placard jusqu’à l’âge de la retraite.

Bravo ! Il fallait y penser !

 

Il parle encore….

 

On dit quelquefois que rhétorique et poétique se marient quand l’orateur élève son discours jusqu’au lyrisme de la conviction, mais toi, le petit falsificateur, tu n’as pas la foi pour avoir la voix.

Toi, tes soixante propositions

(Tu n’as pas eu la force, comme ton Maître, de compter jusqu’à cent)

Tu les vends comme un camelot :

 

Aux linguistes et aux psychanalystes le soin de percer les secrets de ta syntaxe.

Toi, tu crois faire de la poésie en forçant la voix pour scander la prose, en assénant les mots  à coups de gueule ; tu crois atteindre au lyrisme en augmentant le son.

Et voici l’artifice oratoire le plus grossier : Inverser le complément d’objet en tête de phrase pour convertir l’objectif en question qui contient la réponse :

« La dette énorme que nous ont léguée nos prédécesseurs, devons-nous la laisser croître ? - Non ! Non !

L’égalité entre les citoyens, entre les sexes, entre ceux qui sont là dans notre pays depuis moins longtemps que les autres ; n’est-il pas de notre devoir de la préserver, de la rétablir, de l’instaurer s’il le faut ? - Oui : Oui !

Les jeunes générations, ne doit-on pas assurer leur avenir ? -  Si ! Si !

La culture ? ….. »

Tout y passe. Et ceotera … Béni non ! Non ! Béni oui ! Oui !

 

Le secret de ta rhétorique est ailleurs : C’est l’anaphore, une figure de style que Le Larousse définit ainsi : « Action d’élever – Reprise d’un mot ou d’un groupe de mots au début de phrases successives produisant un effet de renforcement, de symétrie. »

 Il s’agit toujours de  « porter haut » ce que l’on veut exprimer comme une révolte, dénoncer comme une injustice, célébrer comme un évènement un homme ou des héros

C’est le « J’accuse » de Zola ou l’oraison funèbre de Malraux : « Entre ici, Jean Moulin… »

Qui n’a pas remarqué cette figure de rhétorique employée par François sous la forme d’une incantation pour soulever l’enthousiasme de la foule ?

- Moi président, je…..

- Moi président, je…..

La litanie a caché le secret qu’elle recélait :

Le petit François ne célèbre rien, rien d’autre que lui-même.

C’est lui-même qu’il porte haut.

C’est lui qu’il met en exergue dans la statue du président.

C’est cela « le rêve françouais » !

 

 

Le petit François

Ego Ego

Moi Moi

C’est mon dernier mot

 

 

Le petit François a été élu président

 

Cela fait un an que ça dure ! Qu’il s’en aille !

 

Ce fut une mésaventure, un mauvais rêve « le rêve françouais » 

 

 

 

Il s’en va !

 

Regardez-le partout : Il est à l’aise ! Il est à l’aise partout ! Il prend ses aises ; pivotant de droite et de gauche pour exposer à tous, le sourire indécent du contentement de soi.

Il se perd dans la foule, anonyme à jamais. Il n’aurait jamais dû en sortir.

 

Partout éclate la voix de ceux qui sont des hommes

 

 

S’il s’en va, c’est maintenant !

 

Réservons- lui un bel enterrement après une trop longue maladie.

 
 
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