Hollande

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Mai 2014
 
 
Il est parti ? On s’interroge :- Est-il encore là ?     
Il fallait qu’on eût inventé les sondages pour mesurer que du personnage il ne reste rien !
.Quiconque l’on interroge, l’interlocuteur se tait. Hollande n’est plus un sujet de conversation ; il n’est plus un sujet du tout, c’est l’objet d’un consensus.
Sans les médias, il n’existe plus. Il survit de nos quolibets.
Je l’ai moi-même traité de pingouin, de manchot ; mais ces petits animaux sont vivants ; Or, comme l’a montré Bergson, c’est le mécanique qui provoque le rire : H est un pantin !  Hollande nous fait rire !
D’autres ont voulu reconnaître en lui  un culbuto, mais ce n’est pas sur ses pieds que retombe le culbuto, c’est sur son cul, qui est chez Hollande le centre de gravité !
 
Marcher dans les pas du grand mystificateur : celui auquel il fallut dix ans de litanies éhontées contre le capitalisme pour tromper le peuple au service de son ambition.
Pour  tromper le peuple, ce fut avec Hollande la grand-messe du Bourget.
Entre temps le capitalisme est devenu le monde de la finance
Et, si plus tard Hollande renie son discours, il lui sera pardonné : -Comment lutter contre un adversaire sans visage ?
A travers les jets répétés de l’anaphore -moi président- nous crûmes boire les promesses d’une éjaculation féconde. Ce n’était que la célébration du moi, comme un adolescent, inquiet de sa virilité, en quête de la reconnaissance de soi.
 
Comment avons-nous pu être abusés par cette éjaculation lyrique ?
Un petit fait médical eut du nous alerter, dont aucun média, par autocensure machiste, n’a commenté les conséquences : cet anodin rabotage (dit résection endoscopique) de la prostate, qui interdit à l’avenir toute fécondation.
Le fait  a valeur de symbole : un signe du sort. Il nous avertissait que la politique hollandaise ne serait jamais qu’une éjaculation rétrograde !
 
Que cherchait donc Hollande dans cette mésaventure qui devait le conduire à n’être plus rien ?
Non point le pouvoir. Rien d’autre que la réussite. Pour Hollande, il n’est d’autre façon d’être soi que de réussir, comme à l’école, comme dans la promotion Voltaire. Hollande est resté le bon élève à la sortie de l’ENA.
Voilà pourquoi, président de la République, malgré une impopularité qui s’alimente du mépris, nous le retrouvons si sûr de lui .Il se vante lui-même d’avoir le cuir à toute épreuve. 
On le dit optimiste : c’est parce qu’il croit en lui, guidé par sa bonne étoile !
On le dit imprévisible, c’est qu’il ne sait pas où il va !
 
Là où son Grand Maître cultivait le secret, il entretient le mystère en cultivant le vide !
 
Soudain une image de la télévision encadre les yeux, qui ne sont plus protégés par les lunettes. Je découvre la dureté du regard.
Cet homme n’aime personne !
Je me trompe : Cet homme est bon !  Sous sa bonhomie, c’est l’homme qui se cache : l’homme qu’il n’est pas !  L’homme qu’il ne réussira jamais à être !
 
Que lui manque-t-il, découvrent les médias en chœur ? -Rien d’autre q’une personnalité !
Ce personnage soulève une question anthropologique : -Comment un homme peut-il incarner une caricature de l’homme ?
La sociologie nous éclaire : Un système, qui, à travers l’Ecole n’a pour but que de reproduire des élites, ne saurait produire que des clones, dont la promotion Voltaire est le bouquet.
La réponse est politique : Dans la crise générale qui prélude à sa fin, le capitalisme n’a plus les moyens  de « choisir » des grands hommes : Elle hérite de larbins !
 
On ne le savait pas : Hollande ne pouvait pas être président.
Qu’il reconnaisse son erreur et qu’il reprenne l’anaphore
 
Moi président ,j’ en rêvais quand me berçait ma maman
Moi président, j’y croyais depuis toujours depuis longtemps
Moi président, je me voyais entrer dans l’histoire subrepticement
Moi président, entré par hasard ici et maintenant
Moi président, je ne sais pas faire et je fais semblant
Moi je n’en peux plus d’être président !
Jusqu’à quand ? Jusqu’à quand ?
 
Moi président, ayez pitié de   moi
Le roi sans divertissement !
                (Ballade hollandaise)
 
 
Je sais comment faire pour nous en défaire.
 
Il faut d’abord le faire taire
Rien n’est plus déprimant que ses discours
Appel aux linguistes pour dénoncer la rhétorique désuète, laborieuse, anachronique du discours.
Mais, à l’oreille de tous, sans qu’on le perçoive, c’est l’élocution  hachée des e  muets ; qui crée le malaise
«  Je tiendrai /e/ toutes les promesses /e/ que j’ai faites /e/ et je veux /e/ être jugé /e/ à la fin /e/ de mon quinquennat /e/. »
Nous inspirant de Georges Perec qui a exclu tous les  E muets de l’écriture de son livre qu’il a appelé La disparition, contraignons Hollande à supprimer tous les E muets qui sont les béquilles de son langage où s’inscrivent les hésitations de la pensée. Un simple « psicht » pour souligner les manques et nous condamnons Hollande à se taire !
 
Bourdieu voulait qu’on habitât le monde comme un habit.
Que faire là où tout le monde s’accorde à reconnaître que Hollande ne parvient pas à habiter la fonction, à endosser l’habit du président ?
La réponse est dans la question : il faut le déshabiller !
Ce qui signifie concrètement : Dévoiler aux yeux de tous sous la bonhomie du personnage :  la nudité, la nullité,  l’insignifiance, l’inexistence de l’homme !
 
 
Hollande est le produit d’un lapsus électoral  qui aura ouvert un hiatus dans l’histoire de France
 
Il faut délivrer Hollande du ridicule qui ne le tuera malheureusement jamais.
 
De force – de toutes nos forces rassemblées- il faut l’aider à sortir de l’histoire
 
 
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